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Rapport d’activité solidaire

Lors des élections au Bundestag de 2009, je me suis présenté comme candidat direct à Aix-la-Chapelle et en sixième place sur la liste régionale de Rhénanie du Nord-Westphalie et j’ai été élu pour la première fois député au Bundestag. Comme je l’avais annoncé dans ma candidature en 2009, je me suis plus particulièrement intéressé à la politique européenne. Je suis membre de la commission des affaires de l’Union européenne et de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

 

Mon travail à la commission des affaires de l’Union européenne

Toutes les grandes décisions liées à la crise qui ont été prises ces dernières années en matière de politique européenne ont été examinées par le Bundestag et négociées au sein de la commission des affaires de l’Union européenne. Ce fut notamment le cas du MES et du pacte budgétaire ou des programmes d’austérité barbares pour la Grèce ou le Portugal. Je suis fier d’avoir contribué à ce que LA GAUCHE prenne d’emblée conscience de la vraie nature de ces programmes, qu’elle s’oppose de manière cohérente à ce type de politique de « sauvetage » et qu’elle dépose des motions proposant des solutions concrètes différentes. Il s’agit notamment d’une approche européenne visant à mettre fin au pouvoir des marchés financiers par une politique cohérente de réglementation et de réduction de la taille du secteur bancaire, de la démocratisation de la BCE, avec notamment la possibilité de repousser les attaques des marchés financiers au moyen de crédits directs, d’une taxe et d’un impôt européens sur la fortune et de programmes de relance socio-écologiques pour les pays acculés à la récession.

Il convient à ce propos de citer le recours, que j’avais proposé en groupe, que nous avons formé devant la cour constitutionnelle fédérale contre le pacte fiscal et le « fonds de sauvetage » européen MES. Le pacte budgétaire et le MES sont les étapes les plus importantes franchies depuis le début de la crise bancaire et financière de 2007/2008 sur la voie de la radicalisation du caractère néolibéral de l’UE.Les élites au pouvoir dans l’UE et, au premier chef, le gouvernement fédéral, se servent de cette crise, qui résulte d’une crise de suraccumulation, pour consolider ce cap. Alors que dans toute l’Europe, les banques ont été sauvées avec de l’argent public, c’est à force de coupes budgétaires et de déréglementation que l’on veut maintenant sortir de cette crise, que l’on a rebaptisée pour l’occasion « crise de la dette souveraine ». Cela menace les derniers vestiges de l’État social en Allemagne et en Europe. Appuyées par la pression des marchés financiers, les attaques se poursuivent contre les normes démocratiques, que l’on croyait en sécurité. On teste d’abord sur les « pays participant au programme » cette voie menant à une UE autoritaire et austéritaire, avant d’y engager toute l’Europe.

Dans le cadre de la répartition des tâches entre mes collègues Diether Dehm, Thomas Nord, Alexander Ulrich et moi-même au sein de la commission des affaires de l’Union européenne, je suis chargé de la politique européenne en matière d’affaires intérieures et de justice. Loin de l’attention publique, c’est là, au sein d’innombrables groupes de travail, ou de manière complètement informelle, au niveau européen, que se constituent des embryons de structures étatiques répressives ne respectant pas les normes démocratiques au niveau national. Je tente, en adressant de nombreuses questions au gouvernement fédéral, de faire la lumière dans un domaine peu connu. À de nombreuses reprises au cours des trois dernières années, j’ai pu révéler différentes affaires et, le cas échéant, en dénoncer le caractère scandaleux.Il s’agit notamment des enquêteurs étrangers infiltrés, avec le cas spectaculaire de Mark Kennedy, de coopérations policières paramilitaires ou de vastes projets de surveillance financés par la Commission européenne, comme INDECT. Les dernières informations obtenues sur les projets de drones du gouvernement fédéral sont elles aussi un des résultats d’une petite question rédigée par mon bureau, qui portait essentiellement sur la stratégie européenne en matière de drones. À mes yeux, une opposition parlementaire a aussi une obligation d’investigation, à laquelle j’estime avoir beaucoup contribué.

Un autre domaine d’activité de la commission des affaires de l’Union européenne touche aux négociations d’adhésion avec l’Islande et la Turquie, dont je suis responsable pour le groupe parlementaire.Lors de mes nombreuses visites en Turquie, je n’ai jamais cessé d’attirer l’attention sur la situation dramatique des droits de l’homme, les arrestations massives et les atteintes à la liberté d’opinion dans ce pays.C’est à mon initiative que les huit députés élus toujours emprisonnés ont été pris en charge par le programme « Les parlementaires protègent les parlementaires » du Bundestag. J’ai assisté trois fois aux « procès du KCK » et je suis allé avec Günter Wallraff à celui de Doğan Akhanlı. Mes interventions relayées par le ministère des Affaires étrangères ont empêché que de nombreux militants de gauche soient expulsés de pays européens vers la Turquie. Je défends avec détermination une solution politique et pacifique du conflit turco-kurde et je n’ai cessé de le réaffirmer aux différents niveaux.

 

Conseil de l’Europe

Un autre aspect essentiel de mon travail est le Conseil de l’Europe, à Strasbourg, dont je suis membre de l’assemblée parlementaire. Le parlement du Conseil de l’Europe est composé de délégations des parlements nationaux. L’Allemagne y a dix-huit membres, LA GAUCHE deux sièges et deux suppléants. Le Conseil de l’Europe est une organisation internationale de création plus ancienne que l’UE, dont il est indépendant.Il a aussi plus de membres :la Russie et la Turquie, par exemple, en sont membres. Ses missions concernent trois aspects essentiels : le respect des droits de l’homme (dont les droits sociaux), de la démocratie et de l’État de droit.

Au Conseil de l’Europe, mon approche stratégique fondamentale repose sur la conviction que le régime de crise néolibéral actuellement mis en place au niveau de l’UE entre en contradiction avec les conventions européennes fondamentales, comme la Convention européenne des droits de l’homme. En partant de cette contradiction, j’essaie, par mon action au Conseil de l’Europe, de corriger ces dérives. Pas tout à fait en vain : en tant que rapporteur sur le danger que représentent les mesures d’austérité pour la démocratie et les droits sociaux, j’ai obtenu l’adoption, à une nette majorité, d’une résolution inspirée d’une analyse de gauche de la crise. D’autres camarades du groupe pour la Gauche unitaire européenne (GUE) et moi-même sommes à l’origine de plusieurs autres résolutions, entre autres sur les persécutions dont sont victimes les Roms en Europe, sur le testing et sur le droit du travail. J’ai également participé pour le Conseil de l’Europe à des missions d’observation des élections en Moldavie, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Turquie et en Ukraine.

J’essaie aussi d’utiliser mes activités au Conseil de l’Europe pour lutter contre la répression dont sont victimes les militants politiques. Lors de tous mes déplacements, je visite des prisons ou je rencontre des acteurs de gauche, sociaux ou syndicaux. Deux visites rendues en prison à Nevin Berktaş en Turquie et à Natalia Sokolova au Kazakhstan ont contribué à leur libération. En même temps, j’essaie de profiter de ces déplacements pour développer les réseaux de la gauche européenne.À mon initiative, le ministre des Finances islandais a été invité à exposer devant le parlement du Conseil de l’Europe la voie différente empruntée par l’Islande pour sortir de la crise.

 

Action extraparlementaire contre la crise

Dans la lutte contre la politique d’austérité et de plus en plus autoritaire menée contre la crise, j’ai une action extraparlementaire à de nombreux niveaux. Je suis convaincu que notre travail parlementaire ne suffit pas à lui seul pour imposer des changements et que nous avons besoin de la pression de la rue.J’ai donc très à cœur de soutenir les initiatives extraparlementaires et les mouvements sociaux et d’agir en leur sein. Malgré ma fonction de député, je me considère comme faisant partie de ces mouvements.Pour ne citer que quelques exemples, j’ai donc participé aux actions de Blockupy de mai et d’octobre à Francfort-sur-le-Main, ainsi qu’à de grandes manifestations internationales à Paris et Athènes.À mon avis, la gauche parlementaire doit se considérer comme un élément d’une gauche sociale plus large, tout en utilisant la situation particulière dans les parlements, et les outils supplémentaires dont elle y dispose.Je ne conçois pas le parlement uniquement comme une tribune, mais comme un important champ d’action et de débat, qui n’est toutefois pas suffisant à lui seul pour réaliser le changement social.

 

La Grèce au centre de l’attention

La Grèce est une des priorités de mon travail. Ce pays souffre des conséquences dramatiques de la politique d’austérité erronée menée sous la direction du gouvernement fédéral. Plusieurs visites dans ce pays m’ont permis de développer le réseau avec le parti de gauche Syriza et avec des acteurs des mouvements sociaux. En Allemagne, je me suis exprimé, dans des dizaines de manifestations, sur la situation sociale catastrophique en Grèce, dont sont victimes tant la population grecque que les immigrés. La tragédie humanitaire qui s’annonce en Grèce est double.Les conséquences sociales directes de la politique d’austérité sont fatales pour la population et, en même temps, le système Dublin II imposé par l’UE et surtout par l’Allemagne aggrave la situation sociale déjà précaire des immigrants en Grèce. Bien qu’ils y soient détenus dans des conditions inhumaines, on refuse de les répartir de façon solidaire dans d’autres États membres de l’UE. J’ai posé de nombreuses questions au gouvernement fédéral sur la situation sociale et les conditions barbares qui règnent à la frontière gréco-turque le long du fleuve Evros et dans les centres de détention grecs.

 

Immigration

La politique d’immigration de l’UE et de ses États membres a fait l’objet de nombreuses questions et initiatives parlementaires dans lesquelles j’ai critiqué tant le travail de Frontex, l’agence de protection des frontières de l’UE, que la participation allemande. De nombreux réfugiés se sont noyés en Méditerranée ou ont été tués par balle sur les rives de l’Evros. J’ai pu mettre en évidence comment les mesures de contrôle et les opérations de police menées dans toute l’UE ont depuis longtemps mis fin à la liberté de circulation au sein de l’Union.

 

Mexique

En tant que membre du groupe d’amitié interparlementaire germano-mexicain, j’interviens en faveur des militants des droits de l’homme menacés. Toutefois, j’ai surtout observé de façon critique et réussi à mettre à l’ordre du jour le développement des ventes allemandes d’armes au Mexique et la coopération dans le domaine de la sécurité. Au Mexique, des armes allemandes sont utilisées contre la population dans la « guerre contre le trafic de drogue », qui a fait des dizaines de morts depuis 2006. J’ai observé de façon critique et agi contre les affaires que font les entreprises allemandes de défense dans la guerre au Mexique et les accords conclus par le gouvernement fédéral.

Par ailleurs, en tant que membre de l’association qui décerne le Prix de la paix d’Aix-la-Chapelle, j’ai proposé la candidature du défenseur mexicain des droits de l’homme Alejandro Cerezo et de son organisation, le « Comité Cerezo », lauréats 2012. J’ai été très heureux que les membres de l’association du Prix de la paix d’Aix-la-Chapelle apportent ainsi leur soutien au militant mexicain.

 

Dans ma circonscription

Je ne conçois pas mon travail de député au Bundestag comme du lobbying destiné à faire passer les intérêts et préoccupations des habitants de ma circonscription d’Aix-la-Chapelle avant ceux d’autres régions.Je n’en suis pas moins volontiers à l’écoute des habitants de cette région d’Allemagne frontalière de la Belgique et des Pays-Bas et j’essaie de faire entendre et de soutenir leurs préoccupations.J’ai contribué, avec ma permanence, à faire du Centre de gauche (Linkes Zentrum) d’Aix-la-Chapelle un lieu ouvert aux personnes qui s’intéressent à la politique. J’y ai aussi organisé des permanences sociales régulières, qui ont débouché sur la création, au sein de la fédération d’arrondissement, d’un groupe de travail autonome et très engagé sur la réforme de l’indemnité chômage Hartz IV.La contestation contre cette distinction réactionnaire qu’est le « Prix Charlemagne » est malheureusement elle aussi un rendez-vous régulier du calendrier politique d’Aix-la-Chapelle.Les années passées, nous avons toujours organisé, le soir de la veille de la remise de ce prix, une manifestation critique en réponse à la propagande pour les conceptions néolibérales de l’Europe. J’ai créé avec mon équipe une série de réunions du dimanche matin, qui a eu lieu une bonne dizaine de fois, et permet une réflexion approfondie avec de nombreux intervenants intéressants. À chaque fois que c’était possible, j’ai accepté avec plaisir les nombreuses invitations à participer à des manifestations similaires dans d’autres fédérations d’arrondissement.

J’ai également très à cœur de cultiver un contact régulier avec des organisations d’émancipation des immigrés, avec des syndicats, des associations sociales et des organisations pacifistes. Afin de permettre aux habitants de ma circonscription d’Aix-la-Chapelle et, plus largement, de Rhénanie du Nord-Westphalie, de se faire une idée de mon travail et de découvrir le Berlin politique, nous avons organisé des voyages à Berlin, avec un programme spécifique (avec entre autres une visite guidée du quartier gouvernemental, sous l’angle de la critique du lobbying), auxquels ont participé environ 500 personnes.

 

Conclusion

Être solidaire des acteurs de gauche et des mouvements sociaux, leur apporter un soutien pratique contre la répression partout en Europe, cela fait tout naturellement partie de mon travail quotidien. C’est aussi à Aix-la-Chapelle et en Rhénanie du Nord-Westphalie que j’ai, je pense, bien réussi à soutenir concrètement le travail de LA GAUCHE et des mouvements locaux les plus divers. En Allemagne et en Europe, la gauche doit devenir un levier puissant au service d’une Europe sociale, démocratique, pacifique, écologique et solidaire. J’aimerais continuer à y œuvrer, avec mon équipe, en tant que député au Bundestag.

 

Contact

Pour en savoir plus sur mon travail :

www.andrej-hunko.de, facebook.com/andrej.hunko et twitter.com/AndrejHunko. Je suis joignable par courriel à l’adresse Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein! et par téléphone au ++49 (0) 30/227-79133 (bureau au Bundestag) ou au ++49 (0) 241/990 68 250 (permanence à Aix-la-Chapelle). Une permanence citoyenne est en préparation à Neuss.

Solidarity Activity Report

In the 2009 elections to the Bundestag I stood as a candidate for direct election in Aachen and was placed sixth on the North Rhine-Westphalia party list. I was voted in as a Member of the Bundestag for the first time. As announced in my offer to stand for election in 2009, the main focus of my work was European policy, and I became a member of the Committee on the Affairs of the European Union and of the Parliamentary Assembly of the Council of Europe.

 

Committee on the Affairs of the European Union

All the major crisis-related decisions on European policy that have been taken in recent years passed through the Bundestag and were discussed in the Committee on the Affairs of the European Union for instance the ESM, the Fiscal Compact and the barbaric austerity programmes imposed upon Greece and Portugal. I am proud of the fact that I helped the Left Party to recognise the true nature of these programmes from the very beginning, consistently to reject this kind of "rescue" policy and each time to table motions with our own concrete alternatives. This includes a European strategy on depriving the financial markets of their power by means of rigorous regulation and scaling down the size of the banking sector, the democratisation of the ECB, including the possibility of levering out attacks by the financial markets by means of direct loans, the introduction of a Europe-wide capital levy and wealth tax, as well as socio-ecological reconstruction programmes for those countries that have been forced into recession.

I would like to highlight the action we filed with the Federal Constitutional Court against the Fiscal Compact and the European "rescue fund", the ESM, which I proposed in the Left Party parliamentary group in the Bundestag. The Fiscal Compact and the ESM are the most important milestones on the way to a radicalisation of the EU's neoliberal character since the start of the banking and financial crisis in 2007/08. The ruling elites in the EU and especially the Federal Government are using the crisis, which is based on a capitalist crisis of over-accumulation, to press ahead with this course of action. Whilst banks across Europe were rescued with the help of public funds, the crisis that is being relabelled a "sovereign debt crisis" is to be overcome by means of budgetary cuts and deregulation. This is jeopardising what remains of the welfare state in Germany and Europe. Pressure from the financial markets is being used to continue the assault on democratic standards that were already believed to have been safeguarded. "Programme countries" like Greece and Portugal are being used as guinea pigs to test this road to an authoritarian and austere EU before it is imposed across Europe.

Based on a division of labour agreed with my colleagues in the EU Committee Diether Dehm, Thomas Nord and Alexander Ulrich, I took over the area of justice and home affairs in the EU. Far from the public eye, repressive governmental structures that do not meet national democratic standards are being created in the context of numerous working groups or completely informally at EU level. I have tabled numerous interpellations to the Federal Government in an attempt to shed light on an area to which little attention is being paid. Again and again over the last three years I have managed to bring a few matters to light and in some cases to scandalise them, including exposing cross-border undercover investigators, the spectacular case of Mark Kennedy, paramilitary police cooperation and wide-ranging monitoring projects funded by the European Commission such as INDECT. Recent insights regarding the Federal Government's plans to deploy drones were also a by-product of a minor interpellation tabled by my office, the focus of which was the EU's strategy in regard to drones. As I understand it, parliamentary opposition also has an investigative function, which I have, in my opinion, amply fulfilled.

A further area of activity in the EU Committee are accession negotiations with Iceland and Turkey, for which I am responsible on behalf of my parliamentary group in the Bundestag. During numerous trips to Turkey I repeatedly drew attention to the dramatic human rights situation, mass arrests and restrictions on the freedom of opinion. It was on my initiative that eight imprisoned members of parliament were included in the Bundestag's "Parliamentarians Protect Parliamentarians" programme. I visited the KCK proceedings three times and was in court with Günter Wallraff during the trial against Doğan Akhanlı. I was able to prevent numerous left-wing activists from various European countries being deported to Turkey following an intervention via the Federal Foreign Office. I am a staunch supporter of a peaceful and political solution to the Turkish-Kurdish conflict and have made that clear again and again at various levels.

 

Council of Europe

A further key aspect of my work is the Council of Europe in Strasbourg, of whose Parliamentary Assembly I am a member. The Parliament of the Council of Europe is composed of delegations from the national parliaments. Germany is represented by 18 members; the Left Party has two seats and two deputy members. The Council of Europe is an international organisation that is older than the EU and operates independently of it. It also has more members: Russia and Turkey are, for example, members of the Council of Europe. It focuses on three key aspects: the observance of human rights (including social rights), democracy and the rule of law.

My basic strategic approach in the Council of Europe is based on the conviction that the neoliberal regime that is currently in charge of dealing with the crisis in the EU is coming into conflict with basic European conventions such as the European Human Rights Convention. I am attempting to initiate measures within the Council of Europe to counteract this course of action. My efforts are not without success: In my capacity as rapporteur on the threat the austerity policy poses to democracy and social rights I managed to have a resolution containing a leftist analysis of the crisis adopted by a clear majority. Together with comrades from the Unified Left Group I initiated several other resolutions, for example on the persecution of the Sinti and Roma in Europe, on what is known as "drug checking" and on labour law. I also took part in election observer missions in Moldavia, Kazakhstan, Kirgizstan, Turkey and Ukraine on behalf of the Council of Europe.

In addition I try to use my activities within the Council of Europe to combat the repression of political activists. During each of my foreign trips I visit prisons or meet with left-wing, social or trade union activists. Two prison visits, one to meet Nevin Berktaş in Turkey and one to visit Natalia Sokolova in Kazakhstan, contributed to their subsequent release. I also try to use these trips abroad to promote networking among the European left. It was on my initiative that the Icelandic finance minister was invited to present Iceland's alternative approach to dealing with the crisis to the Parliament of the Council of Europe.

 

Extraparliamentary protests

I engage in many extraparlimentary activities in the fight against the austerity and increasingly authoritarian policy pursued in order to overcome the crisis. I am convinced that change will not be brought about by our parliamentary work alone, but that we also need pressure from the street. That is why it is very important to me to support extraparlimentary initiatives and social movements and to get involved in them too despite being a member of the Bundestag, I see myself as part of these movements. That is why, to name but a few examples, I took part in the blockupy protests in Frankfurt am Main in May and October as well as in major international demonstrations in Paris and Athens. As I see it, the parliamentary left must regard itself as part of a broader social left-wing movement that puts to effective use its special position in the parliaments and the additional tools that are available to parliamentarians. I regard parliament not only as a platform but also an important field of activity and arena for debate, although that alone is not enough to bring about societal change.

 

Spotlight on Greece

Greece is one focus of my work. The wrong austerity policy that has been imposed under the Federal Government's leadership has had dramatic consequences in that country. During several trips to Greece I extended our network with the left-wing Syriza party and with activists in social movements. I raised the issue of the catastrophic social situation in Greece both for the Greek population and for immigrants at dozens of events in Germany. Greece is on the brink of a double humanitarian tragedy. The direct social consequences of the austerity policy are dire for the population. At the same time the Dublin II system that was pushed through by the EU and Germany in particular is exacerbating the already precarious social situation of immigrants in Greece. Although they are being detained under degrading conditions, the idea of distributing them across other EU Member States based on a spirit of solidarity has been rejected. Again and again I raised the issue both of the social situation and the barbaric conditions along the Greek-Turkish border river Evros and in the Greek deportation prisons by repeatedly putting questions to the Federal Government in the form of interpellations.

 

Immigration

The immigration policy applied by the EU and its Member States was the subject of numerous interpellations and initiatives in which I criticised both the work of the EU border patrol agency Frontex and Germany's involvement. Time and again refugees have drowned while crossing the Mediterranean or have been shot dead along the Evros. I was able to ascertain that freedom of movement within the EU has long been abandoned as a result of EU-wide control measures and police operations.

 

Mexico

As a member of the German-Mexican Parliamentary Group I support human rights defenders who are in danger. In particular, I have criticised developments in regard to Germany's arms exports to Mexico and security cooperation and I ensured that these issues were put on the agenda. Again and again it has been found that German weapons are being used against the population in Mexico's "war on the drug trade", which has cost tens of thousands of lives since 2006. I have been a critical observer of German arms manufacturers' deals in the war in Mexico and the Federal Government's agreements and have been proactively working against them.

As a member of the Aachen Peace Prize, I nominated this year's prize winner, the Mexican human rights activist Alejandro Cerezo and his organisation Comité Cerezo. I was very pleased that the members of the Aachen Peace Prize supported Mexican activists in this way.

 

Constituency

I do not regard my activities as a member of the Bundestag for the Aachen constituency as lobbyism and giving priority to interests arising in my hometown over matters of relevance to other regions. Nevertheless, I am glad that people from the triborder area get in touch with me, and I do my best to raise attention to and support for their concerns. My office helped to establish the Left Party Centre in Aachen as a contact point for politically interested citizens and to organise regular surgeries on social issues. These have since led to the establishment of an independent and very dedicated Hartz IV Working Group within the county association. Protests against the reactionary Charlemagne Prize are, unfortunately, also a regular item on the political agenda in Aachen. In recent years we have always held an event on the eve of the award ceremony at which we criticise and oppose the propaganda about neoliberal strategies for Europe. My team and I have established a series of events held on around a dozen Sunday mornings that provide an opportunity for in-depth discussions with many interesting speakers. Similarly, I gladly accepted numerous invitations to similar events in other county associations whenever possible.

Regular contacts with emancipatory immigrant organisations, trade unions, social and peace organisations are a very important aspect of my work. In order that people from Aachen and the rest of North Rhine-Westphalia can get an impression of my work and the political side of Berlin, we organised numerous constituency trips with special programmes (e.g. a lobby-critical tour of the government quarter), which some 500 people took part in.

 

Conclusion

Solidarity with left-wing actors and social stakeholders and giving them very practical support against repression all over Europe are an integral part of my day-to-day work. I believe that I have done a good job of supporting the work of the Left Party, not least in Aachen and North Rhine-Westphalia, and I hope to carry on with that work. The Left Party must become a powerful flywheel in Germany and Europe for a social, democratic, peaceful, environmentally-friendly and solidary Europe. I would like to continue working with my team towards that goal in my capacity as a Member of the Bundestag.

 

Contact

To find out more about my work, go to:
www.andrej-hunko.de, facebook.com/andrej.hunko or twitter.com/AndrejHunko

Email: Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Tel.: +49 (0)30/227-79133 (Bundestag office) or +49 (0)241/990 68 250 (constituency office in Aachen). Preparations are ongoing to set up a citizens' office in Neuss.

Europäischer Polizeikongress in Berlin als Lobbyistenveranstaltung?

Gespräch mit Andrej Hunko in der "Berliner Runde" #70 des Radia Obskura. Die "Berliner Runde" beschreibt sich als "aktuelles Magazin für subversive Unternehmungen für, gegen und aus Berlin" und ist eine gemeinsame Sendung von Radio Corax (Halle), dem Freien Sender Kombinat (Hamburg) und Pi Radio (Berlin). Download der Sendung als Podcast unter http://cba.fro.at/wp-content/uploads/berlinerrunderadioobskura/5101201302201900BerlinerRundeRadiaObskura70.mp3

Verbrecherjagd in Datenbanken

Bundesbehörden nutzen bei Ermittlungen Software, die sehr große Datensätze auswerten können. Linke-Politiker befürchten darin eine neue Form der Rasterfahndung.

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Mögliche Gegenstrategien der humanistischen Gesellschaft

Dieser Beitrag wird im Januar 2013 in dem Sammelband »Die neuen Rechten in Europa zwischen Neoliberalismus und Rassismus« in der Reihe »Manuskripte der Rosa-Luxemburg-Stiftung« erscheinen. Wir danken den HerausgeberInnen Peter Bathke und Anke Hoffstadt für die Möglichkeit der Vorveröffentlichung dieser Fassung (Aktualisierter Text des Beitrags vom 31. Mai 2012.)

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Medienberichte über mögliche Zusammenarbeit der Bundeswehr-Reservistengruppe "Marschgruppe Hürtgenwald" mit Rechtsextremisten

Der Bundeswehr-Reservistengruppe "Marschgruppe Hürtgenwald" wird in den Medien vorgeworfen, mehrfach mit Rechtsextremisten zusammengearbeitet zu haben. Ein Mitglied einer neofaschistischen Organisation soll zudem gegenwärtig als Offizier in Afghanisten Dienst tun. DIE LINKE will Klarheit darüber, inwiefern die Vorfälle zutreffen. Kooperationen mit Nazis müssen sowohl für die Bundeswehr als auch ihre Reservistenorganisationen ausgeschlossen sein.

Drucksache 17/11146

Mündliche Frage zur finanziellen Unterstützung von griechischen Abschiebegefängnissen oder anderen Aufnahmeeinrichtungen durch die EU

Über welche mittlerweile erweiterten Erkenntnisse verfügt die Bundesregierung zur finanziellen Unterstützung des Neubaus bzw. der Sanierung von griechischen Abschiebegefängnissen oder anderen Aufnahmeeinrichtungen – auch für die temporäre Unterbringung syrischer Flüchtlinge – durch die Europäische Union, wozu sie im April 2012 in ihrer Antwort auf meine schriftliche Frage 7 auf Bundestagsdrucksache 17/9307 bzw. meine mündliche Frage 63 (vergleiche Plenarprotokoll 17/177) noch weitgehende Unkenntnis vortrug, und Mittel aus welchen Fonds oder sonstigen Unterstützungsleistungen der EU und ihrer Mitgliedstaaten wurden bzw. werden ab 2011 für Renovierungen, Umstrukturierungen und Neubauten der Anstalten oder den damit verbundenen Aufbau neuer Polizeieinheiten und Polizeistationen im gesamten Land bereitgestellt oder genutzt?

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EU-Auszeichnung mit dem Friedensnobelpreis in der Kritik der Linken

Andrej Hunko: "Immer weiter militarisiert."

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Der linke Aachener Bundestagsabgeordnete Andrej Hunko, Mitglied des Ausschusses für die Angelegenheiten der Europäischen Union und auch der Parlamentarischen Versammlung des Europarates, kritisiert die Auszeichnung der Europäischen Union mit dem diesjährigen Friedensnobelpreis.

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„Dresden nazifrei“

Heute übergaben für den Verein der Linksfraktion die Abgeordneten Karin Binder, Nicole Gohlke und Andrej Hunko den Spendenscheck  in Höhe von 1.000 Euro an zwei Vertreter des Berliner Koordinationskreises vom Bündniss „Dresden nazifrei“.

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